lundi 20 octobre 2014

La vigne .

 

 

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  La vigne et la maison

 

Ecoute le cri des vendanges

Qui monte du pressoir voisin ;

 

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Vois les sentiers rocheux des granges

Rougis par le sang du raisin.

 

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Regarde au pied du toit qui croule :

Voilà, près du figuier séché.

 

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Le cep vivace qui s’enroule

A l’angle du mur ébréché.

 

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Autrefois, ses pampres sans nombre

S’entrelaçaient autour du puits.

 

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Père et mère goûtaient son ombre ;

Enfants, oiseaux, rongeaient ses fruits.

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Il grimpait jusqu’à la fenêtre ;

Il s’arrondissait en arceau.

 

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 Il semble encor nous reconnaître

Comme un chien gardien d’un berceau

Sur cette mousse des allées.

 

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Où rougit son pampre vermeil,

Un bouquet de feuilles gelées.

 

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Nous abrite encore du soleil.

 

Alphonse de Lamartine . 1830.

 

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Bonjour .

Les vacances sont la.

Certaines d'entre nous allons avoir nos petits enfants,

Avec lesquels nous pourrons faire de belle promenade,

Et tant d'autres activités.

Donc je vous souhaite une bonne semaine a vous toutes .

 

 

 

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Posté par Coeurdefleur à 10:15:34 AM - Commentaires [9] - Permalien [#]


samedi 18 octobre 2014

automne.

 

 

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 l'AUTOMNE qui arrive à grands pas quelques citations.

 

 Bientôt nous plongeons dans les froides ténèbres;

adieu, vive clarté de nos étés trop courts!

 

Charles Baudelaire..

 

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J'aime à voir de beautés la branche déchargée à fouler

le feuillage étendu par l'effort d'automne,

sans espoir leur couleur orangée me donne pour plaisir l'image de la mort.

 

Agrippa d'Aubigné.

 

 

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J'ai vécu assez longtemps:

et le chemin de ma vie se perd dans les feuilles jaunies et séchées.

William Shakespeare

 

 

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Triste est l'automne pour celui qui ne sait l'égayer.

 

Céline Blondeau.

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Je suis à l'automne de ma vie mais qu'importe puisque l'hiver est mon ami !

Céline Blondeau.

 

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Je vous souhaites une bonne soirée.

un trés beau et bon dimanche d'automne .

C'est la saison que j'aime et que j'admire le plus avec ses couleurs .

Bise.

Coeurdefleur.

Posté par Coeurdefleur à 04:50:00 PM - Commentaires [8] - Permalien [#]

jeudi 16 octobre 2014

Aux champs..

 

 

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Aux champs.

 

Je me penche attendri sur les bois et les eaux,

Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;

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J’ai la pitié sacrée et profonde des choses ;

J’empêche les enfants de maltraiter les roses ;

 

 

 

 

Je dis :

N’effarez point la plante et l’animal ;

Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.

Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,

Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;

 

 

 

J’erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;

Je les entends chanter, je songe, et je me dis

Qu’ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,

Au bruit sombre que font en se tournant les pages.

 

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Du mystérieux livre où le sort est écrit,

Et qu’ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.

 

Victor Hugo.

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Bon jeudi a toutes.

 Bises. 

Coeurdefleur.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

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♥♥♥♥♥♥♥

♥♥♥

 

Posté par Coeurdefleur à 10:52:52 AM - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 13 octobre 2014

A Aurore...

 

 

 

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 À  Aurore.

 

La nature est tout ce qu’on voit,

Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.

Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,

Tout ce que l’on sent en soi-même.

 

 

 

Elle est belle pour qui la voit,

Elle est bonne à celui qui l’aime,

Elle est juste quand on y croit

Et qu’on la respecte en soi-même.

 

 

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Regarde le ciel, il te voit,

Embrasse la terre, elle t’aime.

La vérité c’est ce qu’on croit

En la nature c’est toi-même.

 

 

 

George Sand.

 

 

 

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Une journée de plus qui s'anonce ensoleillée pour notre plus grand plaisir.

 

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Posté par Coeurdefleur à 10:20:32 AM - Commentaires [7] - Permalien [#]

samedi 11 octobre 2014

A cette terre..

 

 

 

 

 

 

À cette terre, où l'on ploie.

 Sa tente au déclin du jour,

Ne demande pas la joie.

Contente-toi de l'amour !

 

 

 

 

 

 

 

Excepté lui, tout s'efface.

La vie est un sombre lieu

Où chaque chose qui passe

Ébauche l'homme pour Dieu.

 

 

 

 

 

 

L'homme est l'arbre à qui la sève

Manque avant qu'il soit en fleur.

Son sort jamais ne s'achève

Que du côté du malheur.

Tous cherchent la joie ensemble ;

L'esprit rit à tout venant .

 

 

 

 

 

 

 

Chacun tend sa main qui tremble

Vers quelque objet rayonnant.

Mais vers toute âme, humble ou fière,

 Le malheur monte à pas lourds,

Comme un spectre aux pieds de pierre ;

Le reste flotte toujours !

 

 

 

 

 

Tout nous manque, hormis la peine !

Le bonheur, pour l'homme en pleurs,

 

 

 

 

 

N'est qu'une figure vaine

De choses qui sont ailleurs.

L'espoir c'est l'aube incertaine ;

Sur notre but sérieux

 C'est la dorure lointaine

D'un rayon mystérieux.

 

 

 

 

 

C'est le reflet, brume ou flamme,

Que dans leur calme éternel

Versent d'en haut sur notre âme

Les félicités du ciel.

 

 

 

 

 

Ce sont les visions blanches

Qui, jusqu'à nos yeux maudits,

Viennent à travers les branches

Des arbres du paradis !

 

 

 

 

 

C'est l'ombre que sur nos grèves

Jettent ces arbres charmants

Dont l'âme entend dans ses rêves

Les vagues frissonnements !

 

 

 

 

Ce reflet des biens sans nombre,

Nous l'appelons le bonheur ;

Et nous voulons saisir l'ombre

Quand la chose est au Seigneur !

 

 

 

 

Va, si haut nul ne s'élève ;

Sur terre il faut demeurer ;

On sourit de ce qu'on rêve,

Mais ce qu'on a, fait pleurer.

Puisque un  Dieu pleure au calvaire.

 

 

 

 

 

Ne nous plaignons pas, crois-moi.

Souffrons ! c'est la loi sévère.

Aimons ! c'est la douce loi.

 

 

 

 

 

Aimons ! soyons deux ! Le sage

N'est pas seul dans son vaisseau.

Les deux yeux font le visage ;

Les deux ailes font l'oiseau.

Soyons deux ! –

Tout nous convie

À nous aimer jusqu'au soir.

N'ayons à deux qu'une vie !

N'ayons à deux qu'un espoir !

 

 

 

 

 

Dans ce monde de mensonges,

Moi, j'aimerai mes douleurs,

Si mes rêves sont tes songes,

Si mes larmes sont tes pleurs !

 

 

 

Victor hugo. Le 20 mai 1838.

 

 

 

 

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Bon weekend a vous .

Bise...

Coeurdefleur.

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Posté par Coeurdefleur à 11:09:10 AM - Commentaires [5] - Permalien [#]


jeudi 9 octobre 2014

Automne malade...

 

 

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Automne malade

 

Automne malade et adoré

Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies

Quand il aura neigé

Dans les vergers.

 

 

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Pauvre automne

Meurs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel

Des éperviers planent

 

 

 

Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines

Qui n’ont jamais aimé

 Aux lisières lointaines

Les cerfs ont bramé.

 

 

 

 

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs

Les fruits tombant sans qu’on les cueille

Le vent et la forêt qui pleurent

Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille.

 

 

 

Les feuilles

Qu’on foule

Un train

Qui roule

La vie

S’écoule.

 

Guillaume Apollinaire. 1913..

 

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Les fruits de la saison ,et bien d'autre encore.....

 

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Posté par Coeurdefleur à 09:26:00 AM - Commentaires [5] - Permalien [#]

lundi 6 octobre 2014

les oiseaux.

 

 

 

En écoutant les oiseaux

 

Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux,

De jaser au milieu des branches et des eaux,

Que nous nous expliquions et que je vous querelle ?

 

Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle,

Oiseaux, je vous entends, je vous connais.

Sachez Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés,

De votre mélodie et de votre langage.

Celle que j'aime est loin et pense à moi ;

 

je gage, O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux,

Donne un frémissement à l'astre dans les cieux,

Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme.

Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme.

 

 

 

Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons,

Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds,

Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles,

Vous saisissez au vol ces strophes invisibles,

Et vous les répétez tout haut, comme de vous ;

 

 

Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux,

A la chanson des coeurs, le battement des ailes ;

Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles,

Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls :

 

 

 

« Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls !

 Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure,

Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ;

 

 

 

 

Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ;

Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ;

Et que les loups s'en vont songer auprès des louves !

 

 

 

 

 Divin ! dit le hibou ;

le moineau dit :  Tu trouves ?

Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias,

 L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats.

 

 

 

 

Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches,

Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches,

Et que les lourds rochers, stupides et ravis,

Se penchent, les laissant piller le chènevis,

Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges,

La langue des oiseaux de la langue des anges.

 

 

 

Victor Hugo.

 

 

 

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Posté par Coeurdefleur à 11:31:04 AM - Commentaires [7] - Permalien [#]

samedi 4 octobre 2014

Les Marrons....

 

 

 

 

Les marrons

 

Le vent qui souffle en automne

Aux gais enfants fait l'aumône ;

Il sème par quarterons

Sur leur chemin des marrons.

 

 

 

 

A terre, les coques vertes

En bondissant sont ouvertes,

Découvrant comme un bijou

Leur fruit d'un brun acajou.

 

 

 

 

 

Les enfants, troupe intrépide,

Sans redouter l'herbe humide,

Dans des sacs et des paniers

Ramassent jusqu'aux derniers.

 

 

 

 

 

Le plaisir dans leurs yeux brille ;

Ce soir, armés d'une aiguille,

Avec art, les écoliers

S'en feront de lourds colliers.

 

Amélie Dewailly (Mme Gustave-Emile Mesureur)

 

 

 

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Posté par Coeurdefleur à 04:44:16 PM - Commentaires [8] - Permalien [#]

jeudi 2 octobre 2014

la feuille.

 

 

 

La feuille.

 

De ta tige détachée,

Pauvre feuille desséchée,

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Où vas-tu ? 

Je n'en sais rien.

L'orage a brisé le chêne

 

 

 

Qui seul etait mon soutien

 De son inconstante haleine

Le zéphyr ou l'aquilon

Depuis ce jour me promène

De la forêt à la plaine,

De la montagne au vallon.

 

 

 

Je vais où le vent me mène,

Sans me plaindre ou m'effrayer:

Je vais où va toute chose.

 

 

 

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Où va la feuille de rose

Et la feuille de laurier.

 

 

 

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 Antoine Vincent Arnault (1766 - 1834)

 

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Un petit mot pour vous .

 

Qui depuis quelque mois me suivais.

 

Vous qui me faite le plaisir de me lire ,

 

Vous êtes pour moi une note de musique,

 

Qui résonne a l'unisson,

 

Faisant entendre la plus belle des mélodies.

 

La mélodie du  bonheur,  de lAmitié,  et de l'amour .

 

...C'est sur cette mélodie...

 

♫♫♫♫♫

Que je vous souhaite une bonne soirée

 

  Suivie d'une belle et douce nuit.

 

Pour vous mes Amies d'ici et d'ailleurs.

 

Bises   affectueuses  et chaleureuses...

 

Merci de tout   ♥♥♥...

 

COEURDEFLEUR.

 

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Posté par Coeurdefleur à 07:34:57 AM - Commentaires [5] - Permalien [#]

lundi 29 septembre 2014

Nuit.

 

 

 

 

Nuit rhénane

 

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme

Écoutez la chanson lente d'un batelier.

 

 

 

 

Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes

Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds.

 

 

 

 

Debout chantez plus haut en dansant une ronde

Que je n'entende plus le chant du batelier

Et mettez près de moi toutes les filles blondes

Au regard immobile aux nattes repliées.

 

 

 

 

 

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent

Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter

La voix chante toujours à en râle-mourir

Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.

 

 

 

Guillaume Apollinaire

 

 

 

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Bonjour a toutes.

J'éspère que vous avez passé un très bonl weekend avec du soleil .

Bonne aprés midi .

Bise.

Coeurdefleur.

 

Posté par Coeurdefleur à 01:07:02 PM - Commentaires [5] - Permalien [#]