lundi 21 septembre 2015

Des fleurs fines et mousseuses.

 

 

Willem Haenraets 1940 - Hollandaise Impressionist painter - Tutt'Art@ - (8)

 

Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume.

 

Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume

Poussaient au bord de nos chemins

Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains

Et tes cheveux avec des plumes.

 

 

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L’ombre était bienveillante à nos pas réunis

En leur marche, sous le feuillage ;

Une chanson d’enfant nous venait d’un village

Et remplissait tout l’infini.

 

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Nos étangs s’étalaient dans leur splendeur d’automne

Sous la garde des longs roseaux

Et le beau front des bois reflétait dans les eaux

Sa haute et flexible couronne.

 

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Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient

Ensemble une même pensée,

Nous songions que c’était notre vie apaisée

Que ce beau soir nous dévoilait.

 

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Une suprême fois, tu vis le ciel en fête

Se parer et nous dire adieu ;

Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux

Pleins jusqu’aux bords de tendresses muettes.

 

Emile Verhaeren.

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Bonne fin de journée.

  Bonne semaine .

Bise.

Flore.

 

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samedi 19 septembre 2015

A ma mère.

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A  ma mère

Ô ma mère, ce sont nos mères

Dont les sourires triomphants

Bercent nos premières chimères

Dans nos premiers berceaux d’enfants.

 

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Donc reçois, comme une promesse.

Ce livre où coulent de mes vers

Tous les espoirs de ma jeunesse,

Comme l’eau des lys entr’ouverts !

 

 

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Reçois ce livre, qui peut-être

Sera muet pour l’avenir,

Mais où tu verras apparaître

Le vague et lointain souvenir.

 

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De mon enfance dépensée

Dans un rêve triste ou moqueur,

Fou, car il contient ma pensée,

Chaste, car il contient mon cœur.

 

 

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 Théodore de Banville.

 

 

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Bonne après midi et bon dimanche à vous toutes.

Bise.

 Flore..

 

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jeudi 17 septembre 2015

L'automne..

 

 

 

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L’automne.

 

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !

Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

 

 

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Salut, derniers beaux jours !

Le deuil de la nature

Convient à la douleur et plaît à mes regards !

 

 

 

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Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,

J’aime à revoir encore, pour la dernière fois,

Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière

Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

 

 

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Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,

A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,

C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire

Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

 

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Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,

Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,

Je me retourne encore, et d’un regard d’envie

Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

 

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Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,

Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;

L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !

Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

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Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie

Ce calice mêlé de nectar et de fiel !

Au fond de cette coupe où je buvais la vie,

Peut-être restait-il une goutte de miel .

 

 

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Peut-être l’avenir me gardait-il encore

Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu

Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore

Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu .

 

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La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;

A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;

Moi, je meurs et mon âme, au moment qu’elle expire,

S’exhale comme un son triste et mélodieux.

 

Alphonse de Lamartine.

 

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mardi 15 septembre 2015

Les soleils de septembre.

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Les Soleils de Septembre.

Sous ces rayons cléments des soleils de septembre

Le ciel est doux, mais pâle, et la terre jaunit.

 

 

 

Dans les forêts la feuille a la couleur de l’ambre ;

L’oiseau ne chante plus sur le bord de son nid.

 

Du toit des laboureurs ont fui les hirondelles ;

La faucille a passé sur l’épi d’or des blés ;

 

 

On n’entend plus dans l’air des frémissements d’ailes :

Le merle siffle seul au fond des bois troublés.

 

La mousse est sans parfum, les herbes sans mollesse ;

Le jonc sur les étangs se penche soucieux ; 

 

 

 

 

Le soleil, qui pâlit, d’une tiède tristesse

Emplit au loin la plaine et les monts et les cieux

 Les jours s’abrègent ; l’eau qui court dans la vallée.

 

 

 

N’a plus ces joyeux bruits qui réjouissaient l’air :

Il semble que la terre, et frileuse et voilée,

Dans ses premiers frissons sente arriver l’hiver.

 

 

Ô changeantes saisons ! ô lois inexorables !

De quel deuil la nature, hélas ! va se couvrir !

Soleils des mois heureux, printemps irréparables,

Adieu ! ruisseaux et fleurs vont se taire et mourir.

 

 

 

Mais console-toi, terre ! ô Nature ! ô Cybèle !

L’hiver est un sommeil et n’est point le trépas :

Les printemps reviendront te faire verte et belle ;

L’homme vieillit et meurt, toi, tu ne vieillis pas !

 

 

 

Tu rendras aux ruisseaux, muets par la froidure,

Sous les arceaux feuillus leurs murmures chanteurs ;

 

 

Aux oiseaux tu rendras leurs nids dans la verdure ;

Aux lilas du vallon tu rendras ses senteurs.

 

 

 

 

Ah ! des germes captifs quand tu fondras les chaînes,

Quand, de la sève à flots épanchant la liqueur,

Tu feras refleurir les roses et les chênes,

Ô Nature ! avec eux fais refleurir mon cœur !

 

 

 

Rends à mon sein tari les poétiques sèves

 Verse en moi les chaleurs dont l’âme se nourrit,

Fais éclore à mon front les gerbes de mes rêves,

Couvre mes rameaux nus des fleurs de mon esprit.

 

 

 

 

 Sans l’ivresse des chants, ma haute et chère ivresse,

Sans le bonheur d’aimer, que m’importent les jours

 

 

 

Ô soleils! ô printemps ! je ne veux la jeunesse

Que pour toujours chanter, que pour aimer toujours !

 

 

 

 

Auguste Lacaussade.

 

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bonne apres midi

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lundi 14 septembre 2015

Quand vient le soir.

 

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Quand vient le soir.

 

Quand vient le soir,

Des cygnes noirs

 Ou des fées sombres,

Sortent des fleurs, des choses, de nous

Ce sont nos ombres.

 

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 Elles avancent ; le jour recule.

Elles vont dans le crépuscule,

D'un mouvement glissant et lent

 Elles s'assemblent, elles s'appellent,

Se cherchent sans bruit,

Et toutes ensemble,

De leurs petites ailes,

Font la grande nuit.

 

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Mais l'Aube dans l'eau

S'éveille et prend son grand flambeau

 Puis elle monte, en rêve monte,

et peu à peu, sur les ondes elle élève

Sa tête blonde,et ses yeux bleus.

 

 

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Aussitôt,en fuite furtive

 Les ombres s'esquivent,

On ne sait où.

Est-ce dans l'eau 

Est-ce sous terre .

 

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Dans une fleur dans une pierre

Est-ce dans nous on ne sait pas.

 

 

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Leurs ailes closes

Enfin reposent.

Et c'est le  matin.

 

Charles Van Lerbergue.

 

 

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Bonne journée et bonne semaine.

Bise.

Flore.

 

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samedi 12 septembre 2015

En septembre

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En septembre.

Parmi la chaleur accablante

Dont nous torréfia l’été,

Voici se glisser, encore lente

Et timide, à la vérité,

 

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Sur les eaux et parmi les feuilles,

Jusque dans ta rue, ô Paris,

La rue aride où tu t’endeuilles

De tels parfums jamais taris.

 

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Pantin, Aubervilliers, prodige

De la Chimie et de ses jeux,

Voici venir la brise, dis-je,

La brise aux sursauts courageux…

 

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La brise purificatrice

Des langueurs morbides d’antan,

La brise revendicatrice

Qui dit à la peste : va-t’en !

 

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Et qui gourmande la paresse

Du poëte et de l’ouvrier,

Qui les encourage et les presse…

 Vive la brise ! ” il faut crier

 Vive la brise, enfin, d’automne.

 

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Après tous ces simouns d’enfer,

La bonne brise qui nous donne

Ce sain premier frisson d’hiver ! “

 

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Paul Verlaine.

 

 

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Bonjour à vous toutes.

J'espère que vous avez passées un trés bon été .

Mais encore nous ne sommes pas en automne .

Cela ne vas pas tarder .

De trés belle journée ensoleillée nous aurons encore.

 Je vous dis bon weekend a toutes.

 

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lundi 31 août 2015

Les oiseaux déguisés..

 

 

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Les oiseaux déguisés.

 

Tous ceux qui parlent des merveilles

Leurs fables cachent des sanglots.

 

 

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Et les couleurs de leur oreille

Toujours à des plaintes pareilles

Donnent leurs larmes pour de l’eau

 

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Le peintre assis devant sa toile

A-t-il jamais peint ce qu’il voit.

 

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Ce qu’il voit son histoire voile

Et ses ténèbres sont étoiles

Comme chanter change la voix

 

 

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Ses secrets partout qu’il expose

Ce sont des oiseaux déguisés.

 

 

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Son regard embellit les choses

Et les gens prennent pour des roses

La douleur dont il est brisé.

 

 

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Ma vie au loin mon étrangère

Ce que je fus je l’ai quitté

Et les teintes d’aimer changèrent

Comme roussit dans les fougères

Le songe d’une nuit d’été.

 

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Automne automne long automne

Comme le cri du vitrier

De rue en rue et je chantonne.

 

 

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Un air dont lentement s’étonne

Celui qui ne sait plus prier.

 

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Louis Aragon.

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mercredi 26 août 2015

La Mer..

 

 

La Mer.

 

 

 

 

 

 

Des vastes mers tableau philosophique,

Tu plais au coeur de chagrins agité .

 

 

 

Quand de ton sein par les vents tourmenté,

Quand des écueils et des grèves antiques.

 

Sortent des bruits, des voix mélancoliques,

L’âme attendrie en ses rêves se perd.

 

 

Et, s’égarant de penser en penser,

Comme les flots de murmure en murmure.

 

Elle se mêle à toute la nature

Avec les vents, dans le fond des déserts.

 

Elle gémit le long des bois sauvages

Sur l’Océan vole avec les orages,

Gronde en la foudre, et tonne dans les mers.

 

 

 

Mais quand le jour sur les vagues tremblantes

S’en va mourir ; quand, souriant encore.

 

 

Le vieux soleil glace de pourpre et d’or

Le vert changeant des mers étincelantes.

 

 

 

 

Dans des lointains fuyants et veloutés,

En enfonçant ma pensée et ma vue,

J’aime à créer des mondes enchantés

Baignés des eaux d’une mer inconnue.

 

 

 

L’ardent désir, des obstacles vainqueur,

Trouve, embellit des rives bocagères,

Des lieux de paix, des îles de bonheur.

 

 

Où, transporté par les douces chimères,

Je m’abandonne aux songes de mon coeur.

 

François-René de Chateaubriand.

 

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bonne journee

 

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samedi 22 août 2015

La vigne et la maison.

 

 

 

 

 

La vigne et la maison.

 

Ecoute le cri des vendanges

Qui monte du pressoir voisin ;

Vois les sentiers rocheux des granges

Rougis par le sang du raisin.

 

 

Regarde au pied du toit qui croule :

Voilà, près du figuier séché,

Le cep vivace qui s’enroule

A l’angle du mur ébréché.

 

 

Autrefois, ses pampres sans nombre

S’entrelaçaient autour du puits ;

Père et mère goûtaient son ombre ;

Enfants, oiseaux, rongeaient ses fruits.

 

 

 

Il grimpait jusqu’à la fenêtre ;

Il s’arrondissait en arceau ;

Il semble encor nous reconnaître

Comme un chien gardien d’un berceau,

 

 

 

Sur cette mousse des allées

Où rougit son pampre vermeil,

Un bouquet de feuilles gelées

Nous abrite encore du soleil.

 

Alphonse de Lamartine.

 

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Passez un bon weekend .

Atrès bientôt.

Bise.

Flore.

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mercredi 19 août 2015

Quand vient le soir.

 

 

 

 

 

Quand vient le soir

 

 

Quand vient le soir,

Des cygnes noirs,

Ou des fées sombres,

Sortent des fleurs, des choses, de nous

Ce sont nos ombres.

 

 

 

 

Elles avancent ; le jour recule.

Elles vont dans le crépuscule,

D'un mouvement glissant et lent.

 

 

 

Elles s'assemblent, elles s'appellent,

Se cherchent sans bruit,

Et toutes ensemble,

De leurs petites ailes,

Font la grande nuit.

 

 

 

 

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Mais l'aube dans l'eau

S'éveille et prend son grand flambeau.

Puis elle monte,

En rêve monte,

et peu à peu,

Sur les ondes elle élève

Sa tête blonde,

Et ses yeux bleus.

 

 

 

Aussitôt, en fuite furtive,

Les ombres s'esquivent,

On ne sait où. Est-ce dans l'eau ,

Est-ce sous terre ,

Dans une fleur

Dans une pierre , Est-ce dans nous .

 

 

 

On ne sait pas.

Leurs ailes closes

Enfin reposent.

Et c'est matin .

 

Charles Van Lerberghe.

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Bonne fin de journee.

Bonne et douce nuit.

Bise.

Flore.

 

 

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